Les acteurs de CHANTIER école ont historiquement développé des modes locaux de consommation comme la vente de produits manufacturés lors de manifestations locales, les ventes au panier, les ventes par abonnement, les ventes à d'autres structures de l'Economie Sociale et Solidaire (ESS), la vente ou le don aux épiceries sociales, les dons aux restaurants du coeur, la participation à des brocantes, la création de boutiques solidaires.
Aujourd’hui, les nouvelles formes de commercialisation amenées, entre autres, par les marchés publics et les transpositions des normes européennes (Services Sociaux d'Intérêt Général - SSIG), imposent aux chantiers-école une réflexion renouvelée : leur fonction d’utilité sociale.
Qu’il s’agisse des acteurs ou des financeurs, la commercialisation des biens ou des services a été et demeure encore un sujet de controverse, notamment dans le cadre des dialogues de gestion ou lors des Conseils Départementaux de l’Insertion par l’Activité Economique (CDIAE).
Or la commercialisation est non seulement compatible mais absolument nécessaire pour donner du sens au support de production et à l’accompagnement professionnel et formatif. Elle fait partie intégrante de la démarche pédagogique de CHANTIER école.
L’aspect commercialisation oscillant entre un positionnement basé sur l’économie sociale et solidaire et un autre plus orienté sur l’économie de marché, il est alors utile de se requestionner sur la place restant aux acteurs alors que les enjeux budgétaires fragilisent leurs projets associatifs. L’atelier abordera les sujets suivants :