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La Lettre des Acteurs 56

 

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  Lettre des acteurs 56 : éditorial

«  De l’ambition, de l’enthousiasme, du pragmatisme et du réalisme, ce sont les quelques qualificatifs qui caractérisent le projet politique de CHANTIER école et des réseaux de l’IAE en général. Il est en effet urgent de construire une stratégie 2012/2017 à contre courant du climat anxiogène dans lequel veulent nous enfermer la majorité des candidats aux élections présidentielles. Depuis plus de 20 ans, nous avons su dépasser les clivages politiques pour asseoir un développement réussi. Près de 300 000 personnes bénéficient chaque année d’un contrat de travail dans nos associations et/ou entreprises d’insertion. Chaque année, les structures adhérentes à CHANTIER école salarient plus de 20 000 personnes qui, durant une période plus ou moins longue, avaient été exclues du monde du travail, voire reléguées en marge de la société.

CHANTIER école, votre réseau, a depuis de longues années alerté sur la situation des jeunes de 16-25 ans « traumatisés », comme l’indique l’OIT [1], par la précarité de l’emploi, le non emploi. Ces populations qui aujourd’hui sont dans une situation de non expression d’une demande vis à vis de la société, découragées de rechercher un emploi, en arrivent même à se retirer du marché du travail [2].

C’est à nos élus, aux futurs candidats que nous nous adressons avec fermeté ; nous n’avons pas de revendication, pas de doléance ; nous proposons tout simplement des solutions, nous proposons de passer en cinq ans de 300 000 solutions à 500 000 solutions d’insertion par le travail salarié. C’est un défi que nous lançons aux candidats, nous sommes prêts, nous avons expérimenté depuis plus de 20 ans, obtenu des réussites avec des financements étriqués, montré que les chantiers pouvaient être de véritables leviers pour le développement local sur les territoires. Certaines conditions doivent être réunies pour réussir ce pari dans le contexte de restriction budgétaire.

D’une part, la nécessité de redéployer des budgets dédiés à l’emploi aujourd’hui peu efficaces (exemples : aides à l’emploi, défiscalisation des heures supplémentaires, ...), vers le secteur de l’insertion par l’activité économique. Les résultats seront immédiats, d’un côté le secteur de l’IAE produit des biens et services, de l’autre il réduit la consommation passive d’aide sociale.

D’autre part, doter les territoires d’une gouvernance équitable, légitime, qui fait de la solidarité entre l’Etat, les collectivités, les partenaires sociaux et les réseaux d’acteurs de l’IAE un enjeu de performance exemplaire.

Ces deux premières conditions majeures sont accessibles, sans effort budgétaire supplémentaire. Enfin, l’Etat et les partenaires sociaux doivent être facilitateurs pour accéder aux fonds mutualisés par le FPSPP [3] et au FSE, il s’agit là de bon sens et de courage politique.

A vous tous, acteurs de CHANTIER école dans les territoires, nous vous demandons de relayer ce projet politique dans le cadre des élections présidentielles et législatives. Nous pourrons alors reprendre à notre compte la phrase de Philippe Meirieux [4] lors des Universités du CNEI à Lyon : « vivre ensemble est insuffisant pour construire l’avenir, il nous faut faire ensemble ! ».

Jean-Pierre CAILLON, président de CHANTIER école

Notes

[1] Organisation International du Travail, rapport d’octobre 2011

[2] Apécita : emploi et formation agricole et agroalimentaire novembre 2011 n° 73

[3] Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels

[4] Philippe Meirieux : spécialiste de la pédagogie, professeur des universités en sciences de l’éducation

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