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  Une enquête menée pour mieux connaître nos adhérents engagés dans la mobilité

137 questionnaires ont été exploités. Le groupe de travail Mobilité Insertion souhaitait quantifier et qualifier l’engagement des Ateliers et Chantiers d’Insertion (ACI) dans des actions « mobilité », afin d’accompagner les adhérents (informations, formations, méthodes et outils). Tous estiment que l’insuffisance de mobilité constitue un frein majeur et impacte l’ensemble de l’activité humaine : accès aux soins, à la culture, à la vie sociale, à la formation, à l’information et à l’emploi. Pour 30% des ACI, les réponses apportées se structurent au sein des plateformes mobilité avec divers partenaires.

Au sujet du diagnostic, c’est à 80% dans le cadre de l’accompagnement que la question est prise en compte, tandis que 45% déclarent réaliser un diagnostic en interne. Si la fonction employeur doit être la première interpellée pour sa responsabilité dans les déplacements des salariés, elle s’avère peu impliquée.

Les actions de formation, quant à elles, concernent l’utilisation des transports en commun, de la billetterie, le repérage de son déplacement, l’utilisation des 2 roues, le code de la route et la conduite automobile. Mais 60% n’ont pas de solution pour une 1ère étape de formation, 12,5% animent des ateliers vélo ou mobylette. La réponse « permis de conduire » est plus étoffée : 12 adhérents ont créé une auto-école ; 38 organisent des cours de soutien au code.

La mobilité nécessite d’avoir l’équipement nécessaire. 69% des ACI louent à un tarif adapté vélo, mobylette, voiture. Et 20% utilisent ce dispositif comme support d’activité. 12,5% organisent des déplacements (Transport Micro-Collectif -TMC-) avec des postes d’insertion de chauffeur. Les activités « mobilité » sont utilisées comme supports de production, sous formes d’atelier vélo (9%), de ressourcerie, de garage solidaire (6,5%).

Au sujet du financement, des aides sont proposées : titre de transport, permis de conduire, location ou achat de véhicule, dépôt de garantie, réparation. L’ACI (employeur), Pôle Emploi, le Fonds d’Aide aux Jeunes, les Conseils départementaux et Centres Communaux d’Action sociale interviennent.

Les adhérents se sont exprimés sur leurs besoins. Ils souhaitent échanger entre praticiens et chercheurs autour de concepts de base. Ils ont besoin d’être outillés (diagnostic commun, conseiller mobilité, accompagnement, plateforme mobilité). Ils demandent à recevoir plus d’informations, en lien avec nos partenaires. Ils recherchent de la reconnaissance, des modèles, une stabilité et la pérennité des actions.

Faire et défaire !
Notre secteur est toujours amené à innover, répondant aux besoins des personnes. Nos innovations intéressent les collectivités territoriales qui nous soutiennent alors. Nos actions se développent, se perfectionnent, prenant en charge durablement des réponses indispensables : transport de personnes, préparation adaptée au permis, ... Mais les Conseils Départementaux peuvent supprimer leur apport, tandis que l’Etat, prenant conscience que la mobilité favorise l’emploi, lance un appel d’offre pour des plateformes mobilité en milieu rural… Et entretemps, prises entre ces contradictions, des structures suspendent les activités, voire interrompent leur offre de prestations pour les personnes en difficulté, ... Où est alors la nécessaire cohérence des dispositifs publics dépendant d’une volonté politique ?

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